Par Geneviève Guevara, écrivaine Belge
Ton café dispute sa couleur à la nuit
Tu arbitres les coups l’humeur électrique
L’arène est pendule l’arôme est présent
Du cadran s’envolent les heures
Jusqu’à la dernière minute
Jusqu’à la dernière goutte
Tu interroges la vingt-cinquième heure
La nuit moud-elle ses grains au moulin du temps ?
Elle reste silencieuse : elle égrène son chapelet d’ombres chinoises
Le jour bientôt distille ses sons ses couleurs
Tu te lèves tu t’étires
Et tu oublies déjà ce café suspendu
Le temps est perdu
Tu l’es tout autant
Au fond de la tasse, se lit le marc de café
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