Par le poète kaïsse Ben Yahya- Maroc
Te rappelles-tu de ce silence divin
Moi je ne vis que de se souvenir
Cet instant où tout était à venir
Ce fut un regard où j’étais tien
Les mots étaient ivres de ton parfum
Tombaient du haut de mon sourire
Qui cacha ma peur de voir finir
L’instant éternel qui tendait la main
Et puis le vertige au bout du ravin
Me poussa entre tes bras sans réagir
Sans douter cet instant que l’avenir
Était toi, était nous, ce rêve destin
Te rappelles-tu de ces nuits sans fin
Je me réveillais souvent pour t’écrire
Des mots comme ceux de Shakespeare
de Hugo et Darwich, en doux refrains
Ne dis rien, je sais que dans les confins
Nos rêves parlent haut et inspirent
Tous les regards nourris de cet élixir
L’instant suspendu où naît un lendemain
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