Par kaïsse Ben Yahya, poète-Maroc
Excuse-moi, le monde m’appelle
Ce cri des sirènes enivrant irréel
Pardonne mon besoin d’être moi
Loin de toi, mon amour originel
Loin de ma paix, mon âme, ma foi
Juste là où le remord est charnel
Ah si je pouvais, je m’en rappelle
Ne pas quitter tes bras si frêles
Ne vivre que ce rêve intemporel
Si doux, quand ton regard s’en mêle
Ah si je pouvais n’être qu’en toi
Ne jamais traverser cette ruelle
Ce torrent de règles et de lois
Je resterais à l’Eden de ta prunelle
J’y cueillerais les roses de joie
Les fleurs du jardin maternel
Je m’y perdrais au son de ta voix
À l’abri des pleurs et cris universels
J’oublierais les mots et les émois
Les désirs d’un vol sans ailes
L’illusion qui me réveille chaque fois
Pour ne retenir que ton nom, éternel
J’oublierais, jusqu’à ce souvenir
Effacé par des hivers à ne pas finir
Par mille espoirs d’un bel avenir
Par la nuit qui tombe pour tapir
Mon sourire d’enfant qui aime te dire
Maman, rien au monde ne peut nous désunir.
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