Par Geneviève Guevara In « SpiRituel », écrivaine-belgique
souvent je lis :
» La vie est étrange
On naît sans rien
On accumule
On repart sans rien. »
Au niveau matériel, où les verbes « avoir » et » paraître » sont rois, ce constat est certes justifié.
Au niveau spirituel, le point de vue est bien différent.
La Conscience nous dévoile que dans cette incarnation ( et d’autres sans doute) bien des étapes se franchissent une à une avec lenteur :
Ainsi, on apprend
à bien connaître cet individu que nous incarnons, ( c’est lent et surprenant parfois);
la patience, la tempérance, la persévérance, la vigilance, la bienveillance;
à déceler nos peurs et à les apprivoiser comme certains
courants dit spirituels le préconisent, il serait de toute façon illusoire de le faire. Mais cette démarche sert à rassurer, à apprivoiser;
que nos fragilités sont nos plus grandes forces.
On apprend à distinguer l’essentiel de l’accessoire,
On apprend à se détacher progressivement de tout,
et à accepter que chacun a son chemin à tracer et que rien n’est à imposer à autrui (et c’est franchement dur dur ! Ne rien imposer à autrui même si celui-ci est notre enfant ! Encore davantage dur…dur) !
On apprend à chuter et à se relever,
et que l’humilité n’a rien voir avec la soumission;
On apprend que le sacrifice est nuisible et n’est pas à confondre avec le service,;
que tout est illusion.
On apprend à déceler nos croyances et à les relativiser.
On apprend à couper avec quiconque nous nuit, pas parce que notre petit moi, l’ego ne supporte pas mais surtout parce que les nuisances sont énergivores (c’est souvent extrêmement difficile de couper…).
On apprend, dans le même mouvement, à accepter que les liens de sang ne sont pas nécessairement bénéfiques à notre épanouissement et qu’il importe de s’en écarter.
Mais on apprend aussi à pardonner, à se pardonner,
on apprend la bienveillance et à sa suite la bienfaisance,
et à accueillir nos ambivalences, nos paradoxes, nos manquements.
On apprend à accueillir les mystères qui sommeillent en nous et alentour.
On apprend la résilience
et à accueillir nos parts tant féminine que masculine :
on apprend à s’aimer inconditionnellement ( et c’est vachement difficile !).
On apprend à accueillir notre beauté divine ( ohlala tellement tellement difficile !),
On apprend l’équilibre en nous,
On apprend que les seules (r)évolutions qui sont pérennes sont celles que l’on acte en soi.
On apprend que l’on n’a rien, absolument rien à espérer de l’ extérieur, qu’ on n’a personne à sauver et que rien ni personne ne viendra nous sauver…
On apprend que les mentors les meilleurs sont les enfants non encore conditionnés par nos croyances, nos limitations, et les animaux, les végétaux, et que les guides auto-proclamés sont à fuir.
On apprend l’autonomie et l’ indépendance totale ( et l’affranchissement à tout ce qui est extérieur à nous et c’est aussi vachement difficile à intégrer).
On apprend à manifester notre être avec justesse.
On apprend, et c’est fondamental, qu’ on a à œuvrer en soi.
Que le changement extérieur ne pourra être que si on change soi-même,
On apprend aussi à contempler, à susciter la joie, à créer du beau, du bon….
On apprend à prendre sa juste place, à rayonner de son feu intérieur et à permettre à l’autre d’agir de même
On apprend à être !
Et on repart riche d’ expériences.
Des myriades d’expériences et celles-ci peuvent très bien n’avoir rien en commun d’ailleurs avec ce que j’ai écrit….
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