Par Djamila ALFEINE
Diplomate comorienne, doctorante en politiques internationales et diplomatie
Introduction : une évidence longtemps ignorée
Pendant longtemps, le développement de l’Afrique a été principalement envisagé sous l’angle des infrastructures, des routes, des ports et des investissements financiers. Cette approche, bien qu’importante, demeure incomplète : le premier capital de l’Afrique ne se trouve pas uniquement dans son sous-sol, mais aussi dans sa population. Et parmi les forces vives de cette population, les femmes occupent une place essentielle, par leur résilience, leur esprit d’initiative et leur engagement en faveur de l’avenir.
Aujourd’hui, une évidence s’impose : il ne peut y avoir de développement durable en Afrique sans la pleine participation des femmes, tout comme l’épanouissement de celles-ci dépend largement des progrès économiques, sociaux et politiques du continent. Ces deux dynamiques sont indissociables. Pourtant, malgré leur contribution déterminante, les femmes demeurent confrontées à des obstacles structurels qui limitent leur potentiel et entravent leur autonomisation.
Parler des femmes et du développement en Afrique revient donc à examiner trois réalités fondamentales : l’ampleur de leur contribution au développement, les obstacles qui freinent leur participation pleine et entière, et les possibilités historiques qu’offre leur autonomisation pour transformer durablement le continent.
A- LES FEMMES SONT DÉJÀ UN MOTEUR DU DÉVELOPPEMENT AFRICAIN
Contrairement à l’image réductrice de la femme africaine considérée comme une simple bénéficiaire de l’aide, les femmes sont des actrices essentielles de la production, de la transformation économique et du progrès social. Leur contribution se manifeste dans l’agriculture, le commerce, l’entrepreneuriat, l’éducation, la santé et la consolidation de la paix.
1- Un pilier économique incontournable
Dans de nombreuses économies africaines, les femmes jouent un rôle central dans la production agricole, la transformation des produits alimentaires, le commerce de proximité et les activités entrepreneuriales. Elles contribuent de manière significative à la sécurité alimentaire des ménages, à la création de revenus et à la vitalité des économies locales.
Dans les zones rurales comme dans les centres urbains, elles assurent une part importante des activités productives, souvent dans des conditions difficiles et avec un accès limité au financement, aux technologies, aux infrastructures et aux marchés formels.
L’entrepreneuriat féminin constitue ainsi un levier essentiel de croissance et de résilience économique. Pourtant, une part considérable de cette contribution demeure insuffisamment reconnue, notamment lorsque les activités exercées relèvent du secteur informel ou ne sont pas rémunérées. Sans la participation économique des femmes, les systèmes alimentaires, les marchés locaux et de nombreuses chaînes de valeur africaines seraient considérablement fragilisés.
2- Un pilier social et éducatif
L’investissement dans les femmes produit des effets qui dépassent largement leur situation individuelle. Lorsqu’elles disposent de revenus, d’une éducation de qualité et d’un accès aux services essentiels, elles sont davantage en mesure de contribuer au bien-être de leur famille et de leur communauté.
L’éducation des filles constitue, à cet égard, un investissement stratégique. Elle favorise l’autonomie individuelle, améliore les perspectives professionnelles, renforce la capacité de participer aux décisions et contribue à la prévention des mariages précoces ainsi qu’à l’amélioration de la santé maternelle et infantile.
Éduquer une fille, c’est donc élargir les possibilités de toute une communauté. C’est renforcer la capacité des générations futures à sortir de la pauvreté, à accéder à l’emploi et à participer pleinement à la vie économique et citoyenne. La formation des femmes et des jeunes filles doit ainsi être considérée non comme une simple dépense sociale, mais comme un investissement durable dans le capital humain et la prospérité du continent.
3- Un pilier de la paix et de la cohésion sociale
Dans les zones affectées par les conflits, du Sahel à la région des Grands Lacs, les femmes jouent souvent un rôle déterminant dans la préservation du tissu social, la protection des enfants, la médiation communautaire et les efforts de réconciliation.
Bien qu’elles soient fréquemment parmi les premières victimes des violences, elles contribuent également à la prévention des conflits, au rétablissement de la confiance et à la reconstruction des communautés. La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en 2000, a consacré l’importance de la participation des femmes à la prévention des conflits, aux processus de paix et à la reconstruction postconflictuelle.
Une paix durable ne peut donc être pleinement envisagée sans la participation effective des femmes aux négociations, aux mécanismes de médiation et aux instances de décision. En définitive, les femmes ne demandent pas simplement à être intégrées aux processus de développement : elles y contribuent déjà. Elles revendiquent les moyens, les droits et la reconnaissance nécessaires pour exercer pleinement leur rôle et renforcer leur participation à la transformation du continent.
B- LES TROIS PRINCIPAUX OBSTACLES À LA LIBÉRATION DE CE POTENTIEL
Si le potentiel des femmes africaines est considérable, plusieurs obstacles structurels continuent de limiter son expression. Trois domaines méritent une attention particulière : l’éducation, l’autonomisation économique et juridique, ainsi que la représentation politique.
1- Le verrou de l’éducation
L’accès à une éducation de qualité demeure un défi majeur dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. La pauvreté des ménages, l’insécurité sur le chemin de l’école, les mariages précoces, les grossesses adolescentes, le manque d’infrastructures adaptées et certaines normes sociales continuent de compromettre la scolarisation et le maintien des filles dans le système éducatif.
À ces difficultés s’ajoutent parfois l’insuffisance des enseignantes, le manque de sanitaires adaptés dans les établissements scolaires et les inégalités d’accès aux outils numériques. Chaque parcours scolaire interrompu peut réduire les possibilités d’emploi, limiter les revenus futurs et accentuer la dépendance économique. À l’inverse, une éducation inclusive et de qualité améliore les perspectives professionnelles, favorise l’autonomie et renforce la participation des femmes à la vie publique.
Il est donc indispensable de renforcer les bourses scolaires, les cantines, les infrastructures éducatives sécurisées, les programmes de maintien des filles à l’école et l’accès aux technologies numériques.
2- Le verrou économique et juridique
L’autonomisation économique des femmes demeure entravée par des difficultés d’accès à la terre, au crédit, aux financements, aux technologies et aux marchés.
Dans de nombreux contextes, les femmes cultivent des terres dont elles ne possèdent pas les titres de propriété. Cette situation réduit leur capacité à investir dans des équipements, à obtenir des financements garantis et à développer des exploitations agricoles productives. Les obstacles juridiques, les pratiques discriminatoires en matière d’héritage et les difficultés d’accès aux services financiers renforcent ces inégalités.
Il est difficile de développer une activité économique pérenne lorsque l’on ne dispose ni d’un capital suffisant, ni de droits fonciers sécurisés, ni d’un environnement juridique protecteur. L’autonomisation économique des femmes exige donc des réformes qui garantissent l’égalité des droits, facilitent l’accès aux services financiers, sécurisent la propriété foncière et favorisent l’intégration des entrepreneures dans les circuits économiques formels.
3- Le verrou de la représentation et de la participation aux décisions
La sous-représentation des femmes dans les instances politiques, scientifiques, économiques et diplomatiques demeure un frein important au développement inclusif. Lorsque les femmes sont insuffisamment représentées dans les lieux où se prennent les décisions, leurs expériences, leurs besoins et leurs priorités risquent de ne pas être suffisamment pris en compte dans l’élaboration des politiques publiques.
La participation des femmes ne doit cependant pas se limiter à une présence symbolique. Elle doit leur permettre d’exercer une influence réelle sur les décisions, les budgets, les réformes institutionnelles et les stratégies de développement. Il est donc essentiel de promouvoir l’accès des femmes aux responsabilités, de renforcer leur formation au leadership et de mettre en place des mécanismes favorisant une représentation équitable dans les institutions publiques et privées. On ne peut prétendre construire l’avenir d’un continent en privant une partie essentielle de sa population de la possibilité de participer pleinement aux décisions qui engagent son destin.
C- QUE FAIRE ? TROIS LEVIERS POUR TRANSFORMER CE POTENTIEL EN PUISSANCE
Il est désormais nécessaire de dépasser les politiques conçues uniquement en faveur des femmes pour promouvoir des politiques élaborées avec elles et mises en œuvre par elles. Cette évolution suppose des mesures concrètes, des engagements politiques durables et des mécanismes d’évaluation permettant de mesurer les progrès accomplis.
Levier 1 : investir dans l’éducation des filles comme dans un enjeu de souveraineté
L’éducation des filles ne constitue pas une simple dépense sociale : elle représente un investissement stratégique dans la souveraineté intellectuelle, économique et technologique de l’Afrique. Des filles mieux formées deviennent des femmes davantage en mesure d’innover, d’entreprendre, de participer à la recherche scientifique, d’accéder aux responsabilités et de contribuer à la compétitivité de leurs pays.
Pour concrétiser cet objectif, les gouvernements africains doivent renforcer les bourses scolaires, développer les cantines, construire des établissements sûrs et accessibles, soutenir la formation des enseignantes et démocratiser l’accès au numérique éducatif.
Il convient également de lutter contre les violences en milieu scolaire, les discriminations et les pratiques qui conduisent à l’exclusion précoce des filles du système éducatif. L’investissement dans leur éducation doit être considéré comme une priorité budgétaire et politique, dont les bénéfices se mesurent sur plusieurs générations.
Levier 2 : sécuriser l’autonomisation économique des femmes
L’autonomisation économique doit s’appuyer sur trois leviers complémentaires : le capital, le cadastre et la connexion.
Le capital, d’abord, suppose de faciliter l’accès aux crédits, aux fonds de garantie, aux dispositifs d’accompagnement entrepreneurial et aux financements adaptés aux réalités des petites entreprises dirigées par des femmes.
Le cadastre, ensuite, renvoie à la sécurisation des droits fonciers. La reconnaissance des droits de propriété, la promotion des titres fonciers conjoints lorsque cela est approprié et l’application effective des règles d’égalité peuvent renforcer la capacité des femmes à investir et à développer leurs activités agricoles.
La connexion, enfin, concerne l’accès aux marchés, aux technologies numériques, aux réseaux professionnels et aux chaînes de valeur régionales et internationales. Les plateformes numériques peuvent contribuer à élargir les débouchés commerciaux, à améliorer l’information économique et à réduire certaines barrières géographiques.
Ces trois leviers doivent être accompagnés de formations, d’infrastructures adaptées et de politiques favorisant la formalisation progressive des activités économiques. Donner aux femmes les moyens d’entreprendre, ce n’est pas seulement améliorer leur situation individuelle : c’est renforcer la productivité, stimuler l’innovation et élargir la base économique du continent.
Levier 3 : faire des femmes les architectes d’une paix durable
La consolidation de la paix exige une participation substantielle des femmes à toutes les étapes des processus de prévention, de négociation et de reconstruction. Il serait pertinent de promouvoir un objectif minimal de 30 % de femmes dans les mécanismes de médiation et les conseils locaux de paix, tout en poursuivant une représentation plus équilibrée et en tenant compte des contextes nationaux.
La création de programmes de formation et d’académies dédiés aux femmes médiatrices, négociatrices et bâtisseuses de paix permettrait de renforcer leurs compétences, leur visibilité et leur influence. Il importe également de soutenir les organisations féminines locales, qui disposent souvent d’une connaissance approfondie des réalités communautaires et peuvent contribuer à prévenir les violences avant qu’elles ne dégénèrent en conflits ouverts. La paix ne doit pas être considérée comme un accord signé exclusivement par des responsables politiques ou militaires. Elle doit également être un processus social auquel participent les communautés, les femmes et les jeunes, dans toute leur diversité.
D- RECONNAÎTRE ET VALORISER LE TRAVAIL INVISIBLE DES FEMMES AFRICAINES
Une analyse approfondie de la littérature scientifique met en évidence une réalité préoccupante : la contribution des femmes africaines à la production économique et à la reproduction sociale demeure largement sous-estimée.
Cette invisibilité constitue une forme d’injustice sociale et contribue à perpétuer les inégalités de genre. Les femmes sont souvent majoritaires dans certaines activités agricoles, commerciales et domestiques, tout en bénéficiant d’un accès plus limité aux ressources productives, aux emplois formels et aux postes de responsabilité.
La situation est particulièrement manifeste dans le travail non rémunéré : soins aux enfants et aux personnes âgées, préparation des repas, transport de l’eau, collecte du bois et entretien du foyer. Ces activités sont indispensables au fonctionnement de la société, mais elles demeurent insuffisamment reconnues dans les statistiques économiques et les politiques publiques.
Les travaux de Jacques Charmes sur l’emploi, le secteur informel et la mesure du travail ont notamment contribué à mettre en lumière les limites des méthodes traditionnelles de comptabilisation de l’activité économique des femmes.
Comme le souligne l’approche défendue par cet auteur, une meilleure visibilité de la contribution des femmes à l’activité économique et au travail au sens large constitue une étape nécessaire à la reconnaissance de leur statut et à la promotion d’une plus grande égalité entre les sexes.
Cette reconnaissance suppose de disposer de données statistiques fiables, ventilées par sexe, secteur d’activité, niveau de revenu et volume de travail. Elle exige également de mieux mesurer le travail domestique et les activités de soins non rémunérées.
Il serait toutefois réducteur de comparer globalement la productivité des femmes et celle des hommes sans tenir compte des secteurs d’activité, des ressources disponibles, du temps travaillé et des conditions de production. Les écarts observés reflètent aussi les inégalités d’accès à la terre, aux équipements, au financement et aux technologies.
Le véritable enjeu n’est donc pas de présenter les femmes comme naturellement plus productives ou plus résilientes que les hommes, mais de reconnaître que leurs capacités sont trop souvent limitées par des contraintes structurelles. La valorisation du travail féminin représente ainsi une condition essentielle de la justice sociale, de la transformation économique et de la réalisation des Objectifs de développement durable, en particulier l’ODD 5 relatif à l’égalité entre les sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et les filles.
E- FEMMES, JEUNES ET TRANSFORMATION DU CONTINENT : UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE
Le développement de l’Afrique demeure une priorité absolue qui ne saurait être dissociée de l’éducation et de l’autonomisation des femmes et des jeunes. Ces derniers constituent des acteurs incontournables de toute stratégie visant à transformer durablement les économies et les sociétés africaines.
L’invisibilité liée aux rapports sociaux de genre contribue à perpétuer les discriminations et à accentuer les disparités, notamment lorsque les femmes sont reléguées à un rôle secondaire dans les sphères économiques, politiques et scientifiques. Cette marginalisation se traduit notamment par le sous-emploi, les écarts de rémunération, les difficultés d’accès aux responsabilités et la faible reconnaissance de certaines activités productives.
Pour inverser cette tendance, les gouvernements, les institutions régionales, les organisations de la société civile, les universités et le secteur privé doivent agir de manière concertée. L’égalité entre les femmes et les hommes doit devenir un principe transversal des politiques publiques, qu’il s’agisse de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de l’emploi, de l’innovation technologique ou de la consolidation de la paix.
Dans cette perspective, l’Objectif de développement durable 5 doit occuper une place centrale dans les stratégies nationales et continentales. La promotion de l’égalité entre les sexes ne constitue pas un objectif isolé : elle contribue à la réduction de la pauvreté, à l’amélioration de la santé, au renforcement de la cohésion sociale et à la consolidation de la paix.
Des expériences nationales, notamment au Rwanda et en Namibie, montrent que des progrès sont possibles en matière de représentation politique et de participation des femmes. Ces expériences ne doivent pas être transposées mécaniquement d’un pays à l’autre, mais étudiées afin d’identifier les réformes institutionnelles et les politiques publiques susceptibles d’être adaptées à différents contextes africains.
La société civile a également un rôle essentiel à jouer dans la promotion de l’égalité, la défense des droits des femmes et la sensibilisation aux discriminations. Le féminisme, dans sa diversité, peut contribuer à cette transformation en remettant en question les mécanismes qui reproduisent les inégalités et en défendant une société dans laquelle les femmes et les hommes disposent des mêmes droits et des mêmes possibilités. Il ne s’agit pas d’opposer les femmes aux hommes, mais de construire des sociétés où les droits, les responsabilités et les opportunités ne sont pas déterminés par le sexe.
Conclusion : l’avenir de l’Afrique ne peut se construire sans ses femmes
L’analyse du rôle des femmes dans le développement africain révèle une contradiction fondamentale : alors qu’elles contribuent de manière déterminante à la production, à l’éducation, à la cohésion sociale et à la consolidation de la paix, elles continuent de subir des discriminations qui limitent leur autonomie et leur participation aux décisions. Cette contradiction constitue à la fois un défi de justice sociale et un obstacle au développement économique.
Les recherches consacrées au travail féminin montrent que les activités des femmes sont souvent sous-évaluées, particulièrement lorsqu’elles s’exercent dans le secteur informel ou relèvent du travail domestique et des soins non rémunérés. Leur contribution ne peut donc être correctement appréciée sans une meilleure mesure de l’ensemble des activités productives et sociales.
Les travaux de Jacques Charmes, comme ceux de nombreux chercheurs sur l’économie informelle et le travail non rémunéré, invitent à repenser les indicateurs utilisés pour évaluer la participation économique des femmes et à mieux prendre en compte les réalités du continent.
L’histoire récente offre également des enseignements importants. Le Rwanda, qui figure parmi les pays les plus avancés au monde en matière de représentation parlementaire des femmes, illustre la possibilité d’une transformation institutionnelle profonde. Cette évolution rappelle que la participation féminine aux responsabilités publiques dépend aussi des choix politiques, des règles électorales et des mécanismes de représentation.
Il est donc impératif de mettre fin aux discriminations persistantes, de garantir les droits des femmes et des filles, de sécuriser leur accès aux ressources économiques et de renforcer leur participation aux décisions qui engagent l’avenir du continent. Le XXIe siècle sera celui de l’Afrique si celle-ci parvient à mobiliser pleinement son capital humain, intellectuel, économique et culturel. Et cette ambition ne pourra se réaliser sans la participation pleine et entière des femmes.
L’Afrique est ainsi confrontée à un choix historique : poursuivre son développement en laissant une partie considérable de ses capacités humaines sous-exploitée, ou faire de l’égalité entre les sexes un principe structurant de sa transformation économique et sociale.
Investir dans une femme africaine n’est pas une faveur qui lui est accordée. C’est reconnaître un droit fondamental, renforcer la justice sociale et faire le choix d’un développement plus inclusif, plus durable et plus humain. Comme le rappelle un proverbe comorien : « La maison se tient par la femme. » Cette sagesse populaire exprime une vérité qui dépasse les frontières et les générations : aucune société ne peut durablement prospérer en négligeant celles qui contribuent chaque jour à la faire vivre.
L’avenir de l’Afrique ne se construira pas seulement avec ses ressources naturelles, ses infrastructures ou ses capitaux. Il se construira aussi par l’intelligence, le travail, la liberté et le leadership de ses femmes. Leur reconnaissance n’est pas une option : elle est une condition essentielle du développement du continent.
